Le décès d'un proche ouvre une procédure complexe qui touche souvent, en premier lieu, le patrimoine immobilier. Résidence principale, appartement locatif, maison de famille, terrain : les biens immobiliers sont au cœur de la grande majorité des successions en France. Leur valeur, leur répartition entre héritiers et leur traitement fiscal soulèvent des questions auxquelles il est indispensable de répondre avec rigueur.

L'ouverture de la succession : les premières étapes

La succession s'ouvre au moment du décès, au lieu du dernier domicile du défunt (art. 720 C. civ.). Dès cet instant, plusieurs étapes s'enchaînent et impliquent l'intervention d'un notaire, obligatoire dès lors que la succession comporte un bien immobilier.

Les démarches immédiates

  • Déclaration du décès à la mairie dans les 24 heures
  • Recherche d'un testament éventuel (auprès du notaire, du fichier central des testaments)
  • Identification du notaire chargé de la succession
  • Inventaire des biens du défunt, dont les biens immobiliers
  • Dépôt de la déclaration de succession auprès de l'administration fiscale dans les 6 mois suivant le décès (12 mois si le décès a lieu à l'étranger)

Le délai de 6 mois pour déposer la déclaration de succession est impératif. Tout retard entraîne des intérêts de retard et des pénalités fiscales, calculés sur les droits dus.

Les options des héritiers face à la succession

À l'ouverture de la succession, chaque héritier dispose de trois options :

OptionPrincipeConséquence sur les dettesÀ retenir
Acceptation pure et simpleL'héritier accepte l'intégralité de la succession, actif et passifRépond des dettes sur son patrimoine personnel, au-delà de l'actif reçuRisqué si les dettes dépassent les actifs
Acceptation à concurrence de l'actif netL'héritier accepte mais limite sa responsabilité aux actifs reçusNe répond des dettes qu'à hauteur de ce qu'il reçoitRecommandée en cas de doute sur le passif
RenonciationL'héritier refuse la successionAucune dette, mais aucun actif non plusLa part revient aux autres héritiers ou aux héritiers de rang suivant

Les héritiers et les ordres de succession

La loi organise la dévolution successorale selon un système d'ordres et de degrés. En l'absence de testament, ce sont les héritiers légaux qui recueillent la succession, dans un ordre précis.

Les quatre ordres d'héritiers

OrdreHéritiers concernésPrincipe
1er ordreDescendants (enfants, petits-enfants…)Ils excluent tous les autres héritiers. En cas de pluralité d'enfants, la succession est partagée à parts égales.
2e ordreAscendants et collatéraux privilégiés (parents, frères, sœurs et leurs descendants)Entrent en jeu uniquement si le défunt n'a pas de descendants. Les parents et les frères/sœurs se partagent la succession.
3e ordreAscendants ordinaires (grands-parents, arrière-grands-parents)N'héritent que si le défunt n'a ni descendants ni parents ni frères/sœurs.
4e ordreCollatéraux ordinaires (oncles, tantes, cousins germains)Héritent en dernier recours, en l'absence de tout héritier des ordres précédents.

Le principe du degré

Au sein d'un même ordre, c'est la proximité de degré qui détermine qui hérite. Le degré correspond au nombre de générations séparant deux personnes. Deux règles s'appliquent :

  • L'héritier au degré le plus proche exclut l'héritier le plus éloigné.
  • En cas d'égalité de degré, la succession est partagée à parts égales entre eux.

Exemple : Monsieur X décède sans enfant. Il laisse un père (1er degré du 2e ordre) et une sœur (2e degré du 2e ordre). Tous deux appartiennent au 2e ordre. Le père étant au degré le plus proche, il devrait exclure la sœur. Cependant, la loi prévoit une exception : les pères et mères concourent avec les frères et sœurs dans le 2e ordre. La succession se partage donc entre le père et la sœur.

La représentation successorale

Si un héritier est décédé avant le défunt, ses propres descendants peuvent venir à sa place pour recueillir sa part. C'est le mécanisme de la représentation successorale. Par exemple, si l'un des enfants du défunt est décédé, ses propres enfants (les petits-enfants du défunt) se partagent la part qui lui aurait été attribuée.. Les droits du conjoint survivant sur le logement

Le conjoint survivant bénéficie d'une protection particulière, notamment sur le logement du couple. La loi lui accorde deux droits distincts liés au logement, indépendamment de sa vocation successorale.

Le droit temporaire au logement (1 an)

Durant l'année qui suit le décès, le conjoint survivant a le droit de continuer à occuper gratuitement le logement qui constituait la résidence principale du couple, ainsi que d'utiliser le mobilier qui le garnit. Ce droit s'exerce de plein droit, sans qu'il soit nécessaire de le réclamer. Il s'applique que le logement soit un bien propre du défunt ou un bien commun.

Le droit viager au logement

Au-delà de cette première année, le conjoint survivant peut revendiquer un droit d'habitation viager sur le logement principal et un droit d'usage sur le mobilier, jusqu'à son propre décès. Ce droit est imputable sur sa part successorale. Il doit être revendiqué dans l'année suivant le décès.

La vocation successorale du conjoint selon les héritiers en présence

Héritiers en présenceDroits du conjoint survivant
Enfants communs uniquementAu choix : usufruit de la totalité des biens OU 1/4 en pleine propriété
Enfants dont l'un au moins n'est pas commun1/4 en pleine propriété obligatoirement
Père et/ou mère du défunt (sans enfant)1/2 en pleine propriété (les parents reçoivent chacun 1/4)
Ni enfants, ni parentsLa totalité de la succession en pleine propriété

Le conjoint survivant exclut les héritiers des 3e et 4e ordres (grands-parents, oncles, tantes, cousins). En revanche, il concourt avec les héritiers des 1er et 2e ordres.

La réserve héréditaire et la quotité disponible

La loi française protège certains héritiers en leur garantissant une part minimale du patrimoine : c'est la réserve héréditaire. La partie du patrimoine dont le défunt peut disposer librement s'appelle la quotité disponible.

Situation familialeRéserve héréditaireQuotité disponible
1 enfant1/2 du patrimoine1/2 du patrimoine
2 enfants2/3 du patrimoine1/3 du patrimoine
3 enfants ou plus3/4 du patrimoine1/4 du patrimoine
Aucun descendantAucune réserve (sauf conjoint dans certains cas)La totalité du patrimoine est disponible

L'action en réduction

Si le défunt a consenti des donations ou des legs qui dépassent la quotité disponible et portent atteinte à la réserve, les héritiers réservataires peuvent exercer une action en réduction. Cette action leur permet d'obtenir la restitution de la part excédentaire des libéralités excessives.

Cette action est encadrée dans le temps :

  • Dans un délai de 5 ans à compter de l'ouverture de la succession
  • Ou dans un délai de 2 ans à compter de la découverte de la libéralité portant atteinte à la réserve

Comment est évaluée la valeur des biens immobiliers ?

La valeur des biens immobiliers est la donnée centrale de toute succession. Elle sert de base au calcul des droits de succession, à la détermination de la réserve héréditaire, au calcul des soultes entre héritiers et à la valorisation des donations antérieures rapportées à la succession.

La valeur vénale : référence légale

Les biens immobiliers doivent être déclarés à leur valeur vénale réelle à la date du décès, c'est-à-dire au prix qu'un acheteur raisonnable serait prêt à payer sur le marché libre, à cette date précise. Il ne s'agit pas d'une estimation approximative : l'administration fiscale peut remettre en cause la valeur déclarée et procéder à un redressement si elle l'estime insuffisante.

Les méthodes d'évaluation reconnues

MéthodePrincipeBiens concernés
Méthode par comparaisonComparaison avec des ventes récentes de biens similaires dans le même secteur géographiqueLogements, appartements, maisons, terrains
Méthode par capitalisation du revenuLa valeur est déduite du revenu locatif du bien divisé par un taux de rendement de marchéBiens locatifs, immeubles de rapport, locaux commerciaux
Méthode par le coût de remplacementÉvaluation à partir du coût de reconstruction à neuf, déduction faite de la vétustéBiens atypiques, bâtiments industriels, propriétés exceptionnelles
Méthode résiduelle (bilan promoteur)Calcul à rebours : prix de vente potentiel après construction, déduction des coûts de développementTerrains à bâtir, biens à rénover avec potentiel

Les décotes applicables

Dans certains cas, la valeur vénale brute peut être corrigée à la baisse pour tenir compte de contraintes affectant le bien :

  • Décote pour occupation : si le bien est occupé par un locataire au moment du décès, sa valeur est réduite par rapport à un bien libre, généralement entre 10 % et 25 % selon la durée restante du bail et la nature de l'occupation.
  • Décote pour indivision : un bien détenu en indivision est souvent moins facile à vendre. Une décote de 10 à 20 % peut être appliquée.
  • Décote pour usufruit : si le bien est grevé d'un usufruit au profit du conjoint survivant, la nue-propriété transmise aux enfants vaut moins que la pleine propriété. Le barème fiscal de l'usufruit est établi selon l'âge de l'usufruitier (art. 669 CGI).
Âge de l'usufruitierValeur de l'usufruitValeur de la nue-propriété
Moins de 21 ans90 %10 %
De 21 à 30 ans80 %20 %
De 31 à 40 ans70 %30 %
De 41 à 50 ans60 %40 %
De 51 à 60 ans50 %50 %
De 61 à 70 ans40 %60 %
De 71 à 80 ans30 %70 %
De 81 à 90 ans20 %80 %
Plus de 90 ans10 %90 %

Le partage du bien immobilier entre héritiers

Partager un bien immobilier entre plusieurs héritiers est souvent la source principale de blocages et de conflits dans une succession. Contrairement à une somme d'argent, un appartement ou une maison ne se divise pas facilement. Plusieurs solutions existent.

Le partage amiable

Si tous les héritiers sont d'accord, le bien peut être attribué à l'un d'eux qui verse une soulte aux autres pour les désintéresser, ou le bien peut être vendu et le produit réparti. Le partage amiable est formalisé par acte notarié et soumis au droit de partage de 1,1 % sur l'actif net partagé.

L'attribution préférentielle

Un héritier peut demander au juge à se voir attribuer préférentiellement un bien de la succession, notamment la résidence principale ou un bien professionnel, à condition de verser une soulte aux autres cohéritiers si la valeur du bien excède sa part. Ce droit est prévu par les articles 831 et suivants du Code civil.

Le partage judiciaire

En cas de désaccord persistant entre héritiers, l'un d'eux peut saisir le tribunal judiciaire pour obtenir le partage forcé. Le juge peut alors ordonner la vente aux enchères du bien immobilier si aucun accord n'est possible. C'est souvent la solution la moins avantageuse économiquement.

Le calcul de la soulte entre héritiers

Formule : Soulte = Valeur du bien × Quote-part de l'héritier qui cède − Part reçue par cet héritier dans la succession globale

Pour qu'une soulte soit acceptée par toutes les parties et validée par le notaire, elle doit reposer sur une évaluation immobilière sérieuse et documentée de la valeur du bien au moment du partage.

Les donations antérieures et le rapport à succession

Lorsque le défunt a consenti des donations de son vivant à certains de ses héritiers, ces libéralités doivent en principe être rapportées à la succession pour garantir l'égalité entre les héritiers réservataires.

Le rapport à succession

Le rapport à succession consiste à réintégrer fictivement la valeur des donations dans la masse successorale, afin de vérifier que la réserve héréditaire n'est pas atteinte et de calculer équitablement la part de chaque héritier. Ce mécanisme ne s'applique qu'aux donations consenties aux héritiers réservataires (descendants et conjoint).

Seules les donations en avance sur part successorale (donations ordinaires) sont rapportables. Les donations hors part imputent uniquement sur la quotité disponible et ne sont pas rapportables à la succession.

À quelle valeur rapporter les donations immobilières ?

Lorsque la donation porte sur un bien immobilier, la valeur à rapporter est celle du bien au jour du partage, et non sa valeur au jour de la donation (art. 860 C. civ.). Cela signifie que si la maison donnée il y a 15 ans valait 200 000 € à l'époque mais vaut 350 000 € aujourd'hui, c'est 350 000 € qui sera réintégré dans le calcul de la masse successorale.

Cette règle a des conséquences majeures :

  • Une forte hausse du marché immobilier depuis la donation peut considérablement rééquilibrer ou déséquilibrer la succession.
  • L'héritier donataire peut se retrouver à devoir verser une soulte importante aux autres héritiers si la plus-value du bien a été significative.
  • À l'inverse, une moins-value profite à l'héritier donataire.

Les donations et la fiscalité : les abattements

Type de donationAbattement fiscalFréquence de renouvellement
Donation d'un parent à un enfant100 000 € par parent et par enfantTous les 15 ans
Donation entre époux / partenaires PACS80 724 €Tous les 15 ans
Donation à un petit-enfant31 865 €Tous les 15 ans
Donation à un arrière-petit-enfant5 310 €Tous les 15 ans
Don familial de sommes d'argent (majeur / retraité)31 865 € par donateurTous les 15 ans

Les droits de succession et la fiscalité immobilière

Les droits de succession sont calculés sur la valeur nette de l'actif successoral transmis à chaque héritier, après déduction des dettes du défunt et application des abattements légaux. Les biens immobiliers, souvent les plus importants en valeur, sont au cœur de ce calcul.

Les abattements applicables aux successions

Lien avec le défuntAbattement
Enfant (ou parent)100 000 €
Conjoint ou partenaire PACSExonération totale de droits de succession
Frère ou sœur (sous conditions)15 932 €
Neveu ou nièce7 967 €
Autres héritiers (cousins, non-parents…)1 594 €
Personne handicapée159 325 € (cumulable avec les autres abattements)

Le barème des droits de succession en ligne directe

Part nette taxable (après abattement)Taux applicable
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 072 € à 12 109 €10 %
De 12 109 € à 15 932 €15 %
De 15 932 € à 552 324 €20 %
De 552 325 € à 902 838 €30 %
De 902 838 € à 1 805 677 €40 %
Au-delà de 1 805 677 €45 %

Le barème entre frères et sœurs, et tiers

Lien avec le défuntPart nette taxableTaux
Frères et sœursJusqu'à 24 430 €35 %
Au-delà de 24 430 €45 %
Neveux, nièces et parents jusqu'au 4e degréToute part55 %
Au-delà du 4e degré et non-parentsToute part60 %

Le paiement différé et fractionné des droits

Lorsque la succession comprend des biens immobiliers, les héritiers peuvent demander à l'administration fiscale un paiement différé et fractionné des droits de succession. Cette facilité de paiement évite d'avoir à vendre le bien immobilier en urgence pour payer les droits.

L'indivision successorale : droits, contraintes et solutions

Tant que la succession n'est pas partagée, les héritiers sont en situation d'indivision : ils sont propriétaires collectivement du ou des biens immobiliers, sans que leurs parts soient physiquement délimitées. Cette situation, souvent temporaire, peut devenir source de blocages.

Les droits et obligations des indivisaires

  • Chaque héritier peut utiliser le bien indivis à condition de ne pas priver les autres de leur droit d'usage.
  • Les décisions de gestion courante se prennent à la majorité des deux tiers des droits indivis.
  • Les décisions de disposition (vente, hypothèque) requièrent l'unanimité de tous les indivisaires.
  • Tout indivisaire peut demander le partage à tout moment (art. 815 C. civ.), sauf convention d'indivision.

La convention d'indivision

Pour organiser et stabiliser la gestion du bien pendant la durée de l'indivision, les héritiers peuvent conclure une convention d'indivision notariée. Elle peut être conclue pour une durée maximale de 5 ans, renouvelable. Elle précise notamment les règles de gestion, la répartition des charges et loyers, et les conditions d'une éventuelle vente.

La sortie de l'indivision : les solutions

SolutionModalitésAvantages
Partage amiableAccord de tous les héritiers sur la répartition, formalisé chez le notaireRapide, peu coûteux, flexible
Rachat des parts d'un cohéritierL'un des héritiers rachète les parts des autres (versement d'une soulte)Permet de conserver le bien dans la famille
Vente du bien indivisVente sur le marché libre, produit réparti entre indivisairesLiquidation propre, partage en numéraire
Constitution d'une SCIApport du bien indivis à une Société Civile Immobilière, attribution de parts à chaque héritierMaintien du bien en famille, gestion facilitée, optimisation fiscale possible
Partage judiciaireSaisine du tribunal en cas de blocage — vente aux enchères possibleSolution de dernier recours

La valorisation des biens immobiliers locatifs

Lorsque la succession comprend des biens mis en location, leur évaluation obéit à des règles spécifiques. La présence d'un locataire en place a une incidence directe sur la valeur du bien.

La valeur occupée vs la valeur libre

Un bien occupé par un locataire ne peut pas être vendu immédiatement à sa valeur de marché libre. L'évaluation doit tenir compte de cette contrainte, ce qui se traduit par une décote pour occupation variable selon :

  • La durée restante du bail (loi de 1989 pour les logements, statut des baux commerciaux pour les locaux professionnels)
  • Le niveau du loyer pratiqué par rapport au loyer de marché : un loyer sous-évalué accentue la décote, un loyer de marché la réduit
  • La nature du locataire : personne âgée de plus de 65 ans ou de ressources modestes, bail commercial avec droit au renouvellement…

La méthode par capitalisation pour les biens locatifs

Formule de base : Valeur vénale = Loyer annuel net / Taux de rendement de marché

Le taux de rendement de marché varie selon la localisation, le type de bien, et l'état du marché local. Pour un appartement en centre-ville de grande agglomération, il se situe généralement entre 3 % et 5 %. Pour un local commercial en zone secondaire, il peut atteindre 7 % à 9 %.

Pour évaluer un bien locatif, vous pouvez utiliser notre simulateur de méthode par capitalisation.

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Revenus fonciers et imposition pendant l'indivision

Tant que la succession n'est pas réglée et que le bien reste en indivision, les loyers perçus doivent être déclarés par chaque héritier à hauteur de sa quote-part dans l'indivision. Ils sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers au barème progressif de l'impôt sur le revenu, avec application des prélèvements sociaux (17,2 %).

Le rôle de l'expert immobilier dans une succession

Dans le cadre d'une succession, l'expertise immobilière n'est pas une option : elle est la garantie que la valeur retenue pour les biens sera juste, défendable et acceptée par toutes les parties, héritiers, notaire et administration fiscale.

Les situations où l'expert immobilier est indispensable

  • Déclaration de succession : justifier auprès du fisc la valeur retenue pour les biens et se prémunir contre un redressement fiscal
  • Calcul des soultes : fixer une valeur incontestable pour les héritiers qui rachètent les parts des autres
  • Rapport à succession : évaluer la valeur actuelle d'un bien donné antérieurement pour réintégrer sa valeur dans la masse successorale
  • Action en réduction : chiffrer le préjudice subi par les héritiers réservataires lésés par des libéralités excessives
  • Contentieux successoral : produire un rapport d'expertise comme pièce probante devant le tribunal judiciaire
  • Biens locatifs complexes : évaluer des immeubles de rapport, des locaux commerciaux ou des biens atypiques nécessitant une approche spécialisée

L'expertise en cas de redressement fiscal

Si l'administration fiscale conteste la valeur déclarée dans la succession et notifie un redressement, les héritiers disposent d'un délai pour répondre. Un rapport d'expertise contradictoire, établi par un expert certifié et agréé par les tribunaux, constitue l'argument le plus solide pour contester le redressement et défendre la valeur initialement retenue.

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Berthier & Associés : votre expert immobilier pour sécuriser la succession

Fondé en 1979, Berthier & Associés est un cabinet d'expertise immobilière présent dans toute la France. Notre activité est exclusivement dédiée à l'expertise immobilière : nous n'effectuons aucune transaction, ce qui garantit une totale indépendance dans nos évaluations.

Nos experts immobiliers sont agréés près les cours d'appel, ce qui leur confère une légitimité reconnue par les juridictions françaises pour intervenir dans le cadre de procédures judiciaires. Leurs évaluations s'appuient sur les standards internationaux les plus exigeants : la norme RICS et la certification TEGoVA REV, qui attestent d'une méthodologie rigoureuse et conforme aux meilleures pratiques européennes en matière d'évaluation immobilière.